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Bruno Armirail au Pic du Midi

Le Tour de France 2022 par Matthieu Ladagnous et Bruno Armirail

equipe npy
Publié par L'équipe N'PY @npyski
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Mis à jour 08 juin 2022
  • Activités en été

Nous avons le plaisir de vous présenter les interviews exclusives de Matthieu Ladagnous et Bruno Armirail, tous deux pyrénéens et cyclistes professionnels dans l’équipe Groupama FDJ. Découvrez leur vision du vélo et leur point de vue sur le Tour de France 2022 !

Bonjour Matthieu ! Nous sommes ravis de recueillir ton témoignage pour parler de la pratique du vélo et du Tour de France 2022. Tu as 37 ans, tu es originaire de Pau, c’est ta 17e saison professionnelle dans la formation/équipe Groupama FDJ, tu as aujourd’hui un très beau palmarès sportif, tu as un profil plutôt “rouleur sprinteur” dans ton équipe et tu seras, nous l'espérons, sur la liste des coureurs du Tour de France 2022 ! Ton état d’esprit, ton exemplarité sportive, ton expérience professionnelle et ta localisation nous ont tout naturellement convaincus de vouloir te connaître davantage !

Bonjour Bruno ! Nous sommes ravis d’échanger pour parler cyclisme, préparation sportive et Tour de France 2022. Tu as 28 ans, tu es originaire de Bagnères-de-Bigorre, c’est ta 5e saison professionnelle dans la formation/équipe Groupama FDJ, tu as au compteur de très beaux titres (dernièrement 7e sur l’étape 1 du Tour du Pays-Basque 2022), tu as un profil plutôt “rouleur grimpeur” dans ton équipe et tu seras, nous l’espérons, sélectionné une 2nd fois pour le TDF 2022. Ton rôle d’équipier modèle (il parait que tu es toujours présent à l’avant du peloton), ta 1re sélection au Tour de France 2021 et tes origines pyrénéennes nous ont décidés de faire ta connaissance !" Avant de basculer sur l’édition 2022 du Tour de France, nous allons d’abord parler vélo et préparation sportive.

Avant de basculer sur l’édition 2022 du Tour de France, nous allons d’abord parler vélo et préparation sportive.

Matthieu Ladagnous
Bruno Armirail

Quand s’arrête et redémarre la saison officielle ? Quels sports pratiquez-vous après la coupure ?

Matthieu : “Je commence à préparer la nouvelle saison après mes 5/6 semaines de coupure (de mi-octobre à fin novembre en général). Pour reprendre, je vais pratiquer de la course à pied, du trail, du VTT, du ski de fond et du ski de randonnée. Je fais beaucoup en fonction de mes amis pour faire des sorties avec eux. Puis, au fur et à mesure des semaines, je vais commencer à rajouter du vélo. On va dire qu’à partir de mi-janvier, je ne fais plus que du vélo. Pour te donner un ordre d’idée, au début je reprends avec 6-7h de sport par semaine. Là, en ce moment, je tourne aux alentours de 20h-24h par semaine. La saison a déjà repris pour moi, j’ai fait Paris-Camembert et la Classic Grand Besançon Doubs 2022. La préparation se passe bien, c’est encore loin le Tour de France, il y a encore pas mal de courses avant”.

Bruno : “La saison officielle s’arrête vers mi-octobre et elle reprend soit mi-janvier si l’on va en Australie (vu que c’est l’été là-bas, on y va 10 jours avant pour s'acclimater et on fait les compétitions pendant une semaine environ) soit fin-janvier si on ne part pas en Australie. Après, au niveau de l’entraînement, je fais une coupure de 5 semaines à la fin de la saison puis je reprends petit à petit. Pendant ces 5 semaines, j’essaye au maximum de ne rien faire sauf la dernière semaine où je fais un peu de vélo, un peu de randonnées (si pas de neige) sinon du ski de randonnée. Je fais très peu de course à pied depuis mon accident, j’ai une rotule beaucoup plus fragile. Puis, plus on va avancer dans la saison, plus on va faire du vélo. Les heures vont augmenter, le kilométrage aussi et on va faire des exercices spécifiques à l’approche des premières courses”.

Quels sont vos cols pyrénéens favoris pour préparer les étapes de montagne ?

Matthieu : “J’ai de la chance, j’habite au pied des Pyrénées, c’est donc plus facile pour moi d’aller en montagne sauf l’hiver quand il y a de la neige. Je fais souvent le Soulor, le Spandelles (j’y fais mes séances d’intensité) et l’Aubisque. En plus petit col, celui de Marie-Blanque. De temps en temps, il m’arrive de faire le col du Tourmalet, le col d’Aspin, la montée de Luz Ardiden. En fait, ça va dépendre de la longueur de mes sorties et de la météo”.

Bruno : “Mon col favori est l’Aspin car je peux y aller presque toute l’année s’il n’y a pas de neige puis ce n'est pas un col très dur. J’aime bien aussi le Tourmalet mais plus en été, autant côté La Mongie que côté Barèges. Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ou sur Strava, ils voient que je suis toujours au col d’Aspin.”

Bruno Armirail Montagne

©Triathlon de Baudreix

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes cyclistes qui souhaitent devenir des professionnels ?

Matthieu : “Il faut se faire plaisir quand on est jeune. Le vélo est un sport tellement dur et exigeant qu’il est nécessaire que cela reste du plaisir le plus longtemps possible. Si vous avez la chance d’avoir un bon niveau tout en vous faisant plaisir, vous y arriverez ! Après, il ne faut pas négliger l’école, c’est même plus important que le sport. Sur beaucoup de cyclistes, il y en a très peu qui passent professionnels. Le bon compromis est de faire du vélo en se faisant plaisir et de faire en même temps ses études.”

Bruno : “Je conseille de ne pas griller les étapes, il ne faut pas aller plus vite que la lumière. Il faut progresser petit à petit. Quand on est jeune, il ne faut pas trop en faire pour ne pas se dégoûter du vélo. Quand on a 12-13-14 ans, il ne faut pas rouler des 120-130 bornes, sinon à 25 ans, ils feront des sorties à 400 bornes ? Non, il ne faut pas en faire plus que les autres. Ce n'est pas parce que l’on est fort étant jeune que l’on va obligatoirement passer professionnel. Moi, j’ai commencé le vélo à 15 ans et je suis passée pro à l’âge de 20 ans dans l’Armée de Terre puis à 24 ans à la FDJ, en comptant 1 an d’amateur entre les deux car je m’étais blessé et c’est difficile de retrouver son niveau d’avant. Sinon, je leur conseille d’être rigoureux dans l'entraînement et la nutrition (sans trop en faire).”

Maintenant, nous allons aborder le Tour de France 2022 avec notamment les étapes 17 et 18.

Bruno Armirail Pic du Midi
Matthieu Ladagnous a Gourette

Quels sont vos objectifs individuels et collectifs sur le Tour de France 2022 ?

Matthieu : “Pour l’instant, j’ai fait 9 Tour de France et ça sera mon 10e si j’y suis cet été. Le vélo est un sport individuel mais qui se court en équipe. Si je suis retenu pour le TDF 2022, j’aurai surtout un objectif d’équipe pour encadrer le ou les leaders. Moi je serai là à 100% pour les aider, pour qu’ils fassent le meilleur classement possible et qu’ils aillent chercher des victoires d’étapes. Il faudra que je les protège surtout la première semaine sur les routes venteuses et les pavés. Quand on arrivera dans les montagnes, il faudra que je les protège au maximum pour qu’ils fassent le moins d’efforts possible pour qu’ils puissent s’exprimer plus facilement.”

Bruno : “Quand on est sur le Tour de France, c’est difficile d’avoir des objectifs personnels car c’est beaucoup pour le leader. Après, si sur une étape je suis échappé, pourquoi pas essayer de viser une victoire. Aujourd’hui, on ne peut pas dire sur telle ou telle étape du Tour de France je vise une victoire, car il y a pleins de facteurs à prendre en compte. Mon rôle à moi est d’amener le leader dans l’échappée et que ça soit lui qui gagne l’étape. Sur le Tour de France, l’objectif est collectif, on vise des victoires d’étapes et une très bonne place au classement général pour notre leader”.

Matthieu, dans l’interview réalisé avec la République des Pyrénées en octobre dernier, tu as annoncé “2 étapes de montagne dans les Pyrénées qui risquent de faire mal”, on sait qu’il s’agit de l’étape 17 (Saint-Gaudens / Peyragudes) et de l’étape 18 (Lourdes / Hautacam). Quelles sont tes impressions sur ces deux étapes ?

Matthieu : “Ce sont deux étapes courtes, intenses et nerveuses. Il y a plusieurs cols dans chacune des étapes et à chaque fois avec une arrivée au sommet. Elles seront décisives pour le Tour de France. L’étape 17, avec un départ assez plat de Saint-Gaudens à Arreau, puis après on monte le col d’Aspin puis le col d’Ancizan, on redescend et on montre le col d’Azet, puis l’arrivée sur l’altiport de Peyragudes qui est une arrivée d’environ 8 kms à 8% de moyenne donc c’est une belle arrivée. L’étape 18, c’est une étape que je connais par cœur, qui est assez plate de Lourdes à Laruns, et après on enchaîne l’Aubisque qui est un col de plus de 16 kms à plus de 7% de moyenne, assez irrégulier. Puis derrière, petite descente, petite montée au Soulor puis on s’avance vers le Spandelles qui est un col très dur, avec 10 kms à 8,5% de moyenne, très irrégulier avec des passages à 12/13%, des replats au milieu et une route étroite. Après on a une descente assez technique d’une vingtaine de kilomètres avant d’attaquer le final à la station d’Hautacam avec 14 kms de montée à 8%. Donc ce sera deux étapes courtes mais très dures et très intenses pour ceux qui veulent bien figurer au classement général.”

Bruno, quelles sont tes impressions sur les étapes 17 (Saint-Gaudens / Peyragudes) et 18 (Lourdes / Hautacam) ?

Bruno : “Ce sont deux belles étapes que je connais bien. C’est la deuxième fois d’affilée que le Tour de France se termine dans les Pyrénées donc c’est beau surtout lorsque l’on est local. C’est vrai que la 18e étape je la connais mieux, elle se termine par la montée d’Hautacam qui est un col dur et pas du tout régulier. Le col de Spandelles est la petite nouveauté de cette étape, ça va attirer beaucoup de cyclistes à venir s’y préparer. Vu mon profil plutôt grimpeur, disons que ces deux étapes seront plus faciles pour moi.”

Matthieu, tu as dit être content de retrouver les routes en pavés sur cette édition 2022, pourquoi ?

Matthieu : “Mes premières courses étaient sur pavés. J’ai fait 10 fois Paris-Roubaix et c’est sur celles-ci que j’ai fait mes meilleurs classements. Une année j’ai fait 11e au classement. Puis il y a aussi le Tour des Flandres où j’ai terminé 5e au classement une année. J’ai toujours aimé les classiques avec des pavés. Après sur le TDF, le fait d’y retourner, c’est toujours plaisant mais c’est aussi des journées de stress pour nos leaders car on peut vite perdre le TDF sur ce type d’étape. Il va falloir être hyper concentré pour ne pas perdre de temps. Il n’y a pas la place pour tout le monde sur les pavés, il faut être bien placé pour éviter les chutes, les cassures et les crevaisons. Ce sont des journées qu’il faut bien préparer et cela nécessite une bonne préparation”.

Etape 17 TDF
Etape 18 TDF

Matthieu, comme il y a deux ans, comptes-tu (re)tenter une échappée solitaire sur une étape du Tour de France ?

Matthieu : “Je ne sais pas. Il y a deux ans, l’objectif d’équipe avait changé car notre leader avait chuté sur une étape. Pour rester motivé sur les autres étapes, on avait décidé de se faire plaisir en tentant des échappées. Le TDF quand tu pars, tu as un objectif avec un leader, tu t’es mis dans la tête d’être le coéquipier modèle, mais quand le leader n’est plus là, c’est compliqué. Il faut essayer de rebondir et se faire plaisir ! Moi, j’ai voulu faire plaisir à mes enfants ce jour-là”.

Bruno, sur les 21 étapes du Tour de France 2022, quelles sont celles que tu redoutes le plus ? Comment vas-tu les préparer ?

Bruno : “Ce sont les premières étapes du TDF qui vont être difficiles pour moi car c’est beaucoup le placement qui compte sur ces courses-là. Les pavés, les bordures, le vent de côté, le placement… Disons que ce n’est pas trop ma spécialité. Sur les premières étapes, il faudra être très concentré et attentif en permanence pour être dans la 1ère cassure, le moindre écart pourra être déterminant sur le classement. Personnellement, je préfère quand ça monte, c’est mieux pour moi ! Donc le début du Tour sera compliqué, après je serai davantage dans mon élément”.

Un grand MERCI à Matthieu et Bruno pour ces interviews et la qualité de vos réponses. L’équipe N’PY sera derrière-vous pour vous encourager sur les étapes Pyrénéennes, notamment au départ de l’étape 18 à Lourdes, où siège la Compagnie des Pyrénées ! Après la fermeture des stations et l’arrivée des beaux jours dans les Pyrénées, les deux roues sont à l’assaut des montagnes cet été 2022 ! Les cyclistes et vététistes adorent la montagne du fait de la diversité des routes, des chemins, des montées, des descentes et des difficultés.

Les stations ont profité de l’occasion pour transformer leur piste de ski en bike park. Peyragudes, Piau Engaly, Grand Tourmalet (Barèges), Cauterets, Gourette et La Pierre Saint Martin vous attendent cet été pour dévaler les pistes vertes, bleues, rouges et noires ! Pour les mordus de roues crantées, un pass saison interstation est disponible ! Pour en savoir plus, rendez-vous sur n-py.com.

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