Altitude
1 540 mètres
Ouverture
Col ouvert ✅
Longueur
30,1 km par Tardets et 21,7 km par Arrette
Activités
Cyclisme sur route

L'imprévisible col du Soudet à vélo
Le bastion de pierre entre Soule et Barétous
Culminant à 1 540 mètres d’altitude, le col du Soudet est un morceau de bravoure des Pyrénées occidentales, célèbre pour la rudesse de ses pourcentages et son relief calcaire unique.
Ce sommet relie le Pays Basque au Béarn à travers deux versants très exigeants. À l'ouest, l'approche par Tardets (30,1 km) s'infiltre dans des gorges sauvages avant de buter sur des rampes d'une violence rare. À l'est, la montée depuis Arette (21,7 km) s'avère plus directe mais chaotique, alternant replats forestiers et ruptures de pente cassantes.
Franchir ce col, c'est s'offrir un voyage secret, où le décor minéral de la Pierre Saint-Martin récompense chaque coup de pédale face à la haute montagne.
De Tardets au col du Soudet (Profil & GPX)
Les rampes secrètes et sauvages de la Haute-Soule
Depuis Tardets : une très longue approche en faux-plat montant le long du torrent, suivie d'une rupture de pente féroce et de kilomètres assassins s'élevant à travers la forêt basque jusqu'au relief calcaire.
Au départ du village de Tardets, 30,1 kilomètres d'une épopée sauvage et redoutable vous attendent...
Distance
30,1 kilomètres
Dénivelé positif
1 400 mètres
Pente moyenne
4,5%
Pente la plus élevée
10,5%
L'itinéraire du col du Soudet par Tardets
S'attaquer au Soudet par la Soule est un voyage au long cours qui exige une patience infinie. Avec ses 30,1 km, cette ascension se divise en deux mondes radicalement opposés : une interminable approche bucolique en vallée suivie d'un final d'une sauvagerie absolue à travers la roche calcaire.
Le faux-plat de la vallée (km 0 à 14) : les quatorze premiers kilomètres s'avalent en douceur le long du gave. Avec des pourcentages très discrets oscillant entre 0,2 % et 2,3 %, cette section constitue une mise en jambes extrêmement paisible où le seul enjeu est de s'économiser sans s'impatienter.
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Les points remarquables de Tardets au col
Départ de Tardets
Une mise en jambes d'une longueur insolite, filant tranquillement en fond de vallée sur de doux faux-plats oscillant entre 0,2 % et 2,3 %. Idéal pour s'échauffer longuement sans entamer ses réserves.
La transition de Sainte-Engrâce
Au 15ème kilomètre, la route s'éveille à 4,8 % avant d'asséner un premier avertissement à 8,3 % de moyenne au kilomètre 19, brisant brutalement le rythme léthargique de la vallée.
Le mur de la Pierre Saint-Martin
Au km 23, l'ascension bascule dans la démesure. Après une rampe sévère à 9,8 %, vous butez de plein fouet sur un kilomètre noir et terrifiant à 10,5 % de moyenne qui dresse un véritable monument à la relance assis.
Les rampes usantes de Suscousse
Aux 25ème et 26ème kilomètres, la pente ne relâche pas sa proie et maintient une pression étouffante à travers la forêt, s'affichant consécutivement à 8,6 % puis 8,8 % de moyenne.
Le final calcaire et l'arrivée au sommet
Vous l'avez fait, bravo ! L'effort se termine à découvert dans un décor karstique grandiose avec quatre dernières bornes régulières et exigeantes, calées entre 8,3 % et 8 % de moyenne, vous offrant une délivrance totale à 1 540 mètres d’altitude.
De Arette au col du Soudet (Profil & GPX)
Le triptyque chaotique de la vallée de Barétous
Depuis Arette : une entame d'abord progressive en forêt, brutalement interrompue par des kilomètres de murs aux pourcentages féroces, avant un final en escalier plus aérien.
Au départ du village d'Arette, 21,7 kilomètres d'une ascension redoutable et pleine de ruptures vous attendent...
Distance
21,7 kilomètres
Dénivelé positif
1 230 mètres
Pente moyenne
5,5 %
Pente la plus élevée
11,2 %
L'itinéraire du col du Soudet par Arette
L’ascension depuis Arette est un exercice de gestion atypique de 21,7 km. Ce tracé surprend par son profil en trois actes bien distincts : une entame plate, un cœur de montée féroce et un final très digeste.
L'échauffement en douceur (km 0 à 6) : le départ est idéal pour caler son rythme. La route progresse sur un faux-plat montant très tranquille, figé à 1,9 % de moyenne, parfait pour faire tourner les jambes sans effort.
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Les points remarquables d'Arette au col
Départ d'Arette
Une mise en jambes idéale et ultra-roulante sur les 6 premiers kilomètres, figés à une moyenne très discrète de 1,9 %. Parfait pour faire tourner les jambes tranquillement en vallée sans entamer ses réserves.
Le réveil brutal de la pente
Du 7ème au 11ème kilomètre, la route s'enfonce sous les arbres et change radicalement de ton. Après une transition à 4,8 %, elle franchit un premier cap difficile qui culmine avec un kilomètre féroce à 10,1 % de moyenne au km 11.
Le mur du quatorzième kilomètre
Au km 14, vous butez de plein fouet sur le véritable monstre de ce versant : un kilomètre asphyxiant à 11,2 % de moyenne, prolongé par une rampe usante à 9,6 % au km 16. Un redoutable passage en force qui fait exploser le cardio.
Le replat salvateur
Du 17ème au 19ème kilomètre, la montagne s'adoucit subitement. Après un palier à 5,5 %, la pente s'effondre à 2,6 % de moyenne sur deux bornes. Une bouffée d'oxygène inespérée pour s'alimenter, faire redescendre le cœur et détendre les muscles.
Le final roulant et l'arrivée au sommet
Vous l'avez fait, bravo ! Contrairement à la majorité des grands cols, l'effort se conclut en douceur sur les trois dernières bornes, calées entre 4,4 % et 4 % de moyenne, vous offrant une délivrance totale à 1 540 mètres d’altitude au sommet du Soudet.

L'enfer blanc du Soudet
Le jour où la montagne basque a dicté sa loi
Derrière la beauté sauvage de ses reliefs calcaires, le col du Soudet cache une réputation de briseur de destins. Ce sommet au décor lunaire unique a souvent été le théâtre de défaillances spectaculaires sur la Grande Boucle, là où les ambitions des leaders s'effondrent face à la réalité du terrain.
C'est sur ses rampes infernales frôlant les 11 % de moyenne, parfois noyées dans un brouillard à couper le couteau, que les masques tombent. Ses ruptures de pente assassines sous les arbres asphyxient les organismes et brisent net le rythme des grimpeurs les plus aériens.
Aujourd'hui, en affrontant le terrible mur de la forêt ou en débouchant sur le plateau calcaire, jetez un regard sur ces paysages suspendus : ils rappellent qu'au Soudet, à 1 540 mètres d’altitude, la montagne dépouille les champions de leur superbe pour ne laisser place qu'à la pure résistance.
De la Soule au Barétous : deux approches, un choc minéral
Dompter l'irrégularité chronique du col du Soudet à vélo
La montée du col du Soudet est l'itinéraire idéal pour s'offrir une transition spectaculaire entre la Soule basque et le Barétous béarnais. Qu'on l'aborde par l'épopée au long cours et impitoyable depuis Tardets ou par l'assaut chaotique en marches d'escalier depuis Arette, cette ascension propose un terrain d'expression parfait pour tester sa résistance et sa gestion de l'effort face à des pourcentages sévères.
À la seule force des jambes ou équipé d'un vélo à assistance électrique (VAE), hisser sa monture jusqu'à ce bastion calcaire, perché à 1 540 mètres d’altitude et redouté par les pelotons de la Grande Boucle, demeure un accomplissement particulièrement gratifiant pour tout cycliste.
Voici toutes les informations pratiques pour préparer votre ascension du col du Soudet 👇

Appartements & gîtes
•
La Pierre Saint Martin
•
2-15 pers.
À partir de
50€/nuit
Campings
•
La Pierre Saint Martin
•
2-15 pers.
À partir de
55€/nuit
Chambres d'hôtes
•
La Pierre Saint Martin
•
2-15 pers.
À partir de
55€/nuit
Le braquet minimal conseillé
34x32 (ou 34x34 pour les cyclotouristes). Ne sous-estimez sous aucun prétexte la violence des pourcentages : le cœur de l'ascension par Arette recèle un passage terrifiant à 11,2 % et le mur après Sainte-Engrâce (côté Tardets) reste bloqué à 10,5 % de moyenne. Un développement ultra-souple est indispensable pour ne pas vous mettre dans le rouge.
Le timing idéal
En matinée. Les longues portions de vallée au départ de Tardets ou d'Arette peuvent devenir de vraies fournaises en été. De plus, le massif est tristement célèbre pour ses entrées maritimes et son brouillard espagnol qui s'invitent sans prévenir l'après-midi, masquant totalement le somptueux décor calcaire du sommet.
Le point de passage de sécurité
Attention aux nombreux troupeaux en liberté (brebis, vaches) qui s'approprient souvent la route sur les estives supérieures. Prudence maximale si vous descendez vers Tardets via la Haute-Soule : la chaussée y est étroite, sauvage et très bosselée par endroits, ce qui demande une vigilance de tous les instants sur vos trajectoires.
L'équipement de descente
Une veste coupe-vent de qualité est absolument obligatoire dans la poche. Culminant à 1 540 mètres d’altitude, le Soudet est un sommet très exposé où le vent thermique peut être glacial. Les descentes vers Arette (21,7 km) ou Tardets (30,1 km) sont interminables et vous refroidiront instantanément après l'effort.

Foire aux questions sur le col à vélo
On est là pour vous aider !
Le col du Soudet culmine à 1 540 mètres d’altitude. Situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques, il marque la jonction stratégique entre la vallée de Barétous (Béarn) et la vallée de Soule (Pays basque).
Le versant souletin via Sainte-Engrâce est le plus redoutable. Il propose un enchaînement de rampes brutales dépassant régulièrement les 12 % de déclivité, offrant peu de répit par rapport au versant d'Arette qui bénéficie de secteurs plus roulants.
Le col du Soudet est un point de passage intermédiaire sur la route D132. En poursuivant l'effort sur environ 3 kilomètres supplémentaires après le Soudet, vous atteignez le sommet du col de La Pierre Saint-Martin (1 765 m) et la frontière espagnole.
Le nom vient du basque Sodeytu (issu de so, l'aspect, et odeytu, nuageux). Il se traduit littéralement par « la montagne couverte de nuages », en référence au brouillard accroché qui caractérise fréquemment ce sommet pyrénéen.
Classé en 1ère catégorie ou Hors Catégorie selon les parcours, le col du Soudet a vu s'illustrer de grands noms du cyclisme. Il est notamment resté célèbre pour le raid solitaire de Tyler Hamilton en 2003 (95 km d'échappée avec une clavicule fracturée) et pour avoir servi de rampe de lancement à Chris Froome en 2015.
Vos avis sur le col du Soudet
Vous adorez souffrir
“Le col de Soudet semble particulièrement apprécié des cyclistes et des motards. Le panorama montagneux au sommet est remarquable. Nous avons eu la chance d'être au-dessus d'une couche de nuages qui s'épaississait rapidement et de profiter un moment des rayons chauds du soleil. Un endroit vraiment magnifique.”
Helli
“Grimpe faite début juillet au lever du jour. C'est long, très sauvage et sans le trafic des grands cols voisins. La vue qui se dégage après la brume au sommet offre un moment magique.”
Axel
“Ascension exigeante mais régulière. Attention au vent sur le final vers la frontière et pensez à faire le plein d'eau au village de départ.”
Benoît
“Le versant par Sainte-Engrâce est un vrai monstre : des rampes raides et très peu de répit.”
Tristan
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